lundi 15 décembre 2008

Métamorphose



Un soir je me suis figée
La lente métamorphose s’est opérée
Et le cocon s’est fissuré
Petit à petit je me suis extirpée

De la gangue de soie
Qui me tenait à l’étroit
Mes mouvements étaient maladroits
Mais quel émoi

J’allais développer mes ailes
Pouvoir m’envoler avec zèle
Je jouerais avec les coccinelles
Et les sauterelles

Mais étrangeté des plus étranges
Je n’ai pas l’air d’un ange
Juste un drôle de mélange
Comme s’il y avait eu échange

Point de jolies couleurs
Comme les papillons flâneurs
Point d’accroche-cœur
Ni d’attirance pour les fleurs

Reste un être-araignée
A quoi bon le nier
L’engramme est identifié
Au cœur même de l’initié


(texte écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus, l'illustration est une oeuvre de Susan Seddon Boulet)

6 commentaires:

wictoria a dit…

superbe toile ! et douce folie des mots !

tiniak a dit…

de la filandreuse
à la rime heureuse,
j'embrasse les paumes

huit baisers de fou
de la paume au cou
pour Dame Tisseuse

deux strophes de plus, comme ça, impromptu, histoire de rappeler que notre arachnée à huit bras pour nous saisir... de plaisir de lire.

zib zoub ;-))

pandora a dit…

Il est effectivement beaucoup plus triste que l'autre. Pas de vie mais des couleurs ternes et un drôle de mélange...
Une tisseuse très réductrice je trouve de ce que ton pseudo signifie ;-))
Le tableau est magnifique

Tisseuse a dit…

Wic > peut-être douce folie tout court ;-)

Tiniak > voilà qui est badin :o)

Pandora > c'est peut-être le pendant du texte sur le "pseudo"
c'est tout l'aspect métamorphe de l'être

chris a dit…

ce n'est pas être sympa de feuilleter ton blog, c'est par plaisir...sur la toile les mots emprisonnés tel les gouttes de rosée pour une bien belle petite araignée...

Tisseuse a dit…

Chris > c'est vrai, toutes ces gouttes de mots auxquels on s'abreuve, et qui nous amènent des sources de réflexion :)